Selon une étude d'Airparif, le cycliste parisien est moins exposé à la pollution que l'automobiliste, grâce aux aménagements (pistes cyclables, couloirs de bus, marquages au sol) lui permettant de s'éloigner, au moins temporairement, du flux de circulation.
Automobiliste, cycliste, piéton : qui respire le mieux ?
« On se doutait que l'éloignement au trafic allait apporter un bénéfice pour le cycliste, mais que ce soit aussi marqué n'était pas évident », a expliqué à l'AFP Karine Léger, adjointe au directeur d'Airparif. « Le piéton est deux à cinq fois moins exposé que l'automobiliste à la pollution. Le vélo va se situer entre les deux, et plus il prendra des voies avec aménagements, plus il se rapprochera de l'exposition du piéton », a-t-elle précisé.
Contrairement à une idée reçue, être dans sa voiture ne signifie pas être coupé de la pollution. L'habitacle n'est pas étanche et l'air a besoin d'être renouvelé. « Dans l'habitacle, la pollution va monter plus progressivement mais elle va aussi mettre plus de temps à se résorber », explique Karine Léger.

Vive les pistes cyclables !
Selon l'étude, les pistes cyclables représentent la meilleure protection en termes de pollution, que ce soit pour le dioxyde d'azote ou les particules. Ainsi, en empruntant une piste cyclable sur un trajet le long des quais sur la rive droite de la Seine, l'exposition d'un cycliste est réduite de 30% à 45% par rapport à un cycliste resté dans le flux de circulation.
Le bilan des couloirs de bus est plus contrasté: très larges, ils permettent un éloignement de la circulation, mais lorsque le cycliste se trouve derrière un bus ou un taxi, des "pics importants, même s'ils sont très brefs et peu fréquents", ont été observés.