Si vous ne le saviez pas encore, les voitures particulières seront interdites sur les deux kilomètres de voie qui séparent le Mont-Saint-Michel du continent à partir de 2012...
... Pour faciliter l'accès à ce site mondialement connu, le syndicat mixte de la baie du Mont-Saint-Michel a récemment présenté les futures navettes hippomobiles (payantes) et automobiles (gratuites).
A partir de cette date, chaque jours, six navettes hippomobiles à impériale d'une capacité de 50 passagers et autant de navettes automobiles d'une capacité de 100 personnes, assureront la liaison, mais les visiteurs pourront aussi choisir de marcher.
A cheval ? ...
Avec 400.000 passagers attendus par an, soit 10 à 15 % des près de trois millions de visiteurs annuels du lieu, les voitures à cheval feront du Mont "le premier site au monde en desserte hippomobile" selon François-Xavier de Beaulaincourt, directeur du syndicat mixte. Ces navettes payantes (6,50 euros l'aller-retour) seront une vitrine pour le cheval de trait français et seront tractées par deux chevaux (Percherons, Cobs normands ou Postiers bretons).
A vide, chaque carriole de sept mètres de long sur 2,5 mètres de large pèse deux tonnes. A pleine charge, le poids sera de 5,5 tonnes. Environ 20 paires de chevaux seront mobilisées par l'éleveur local qui en assurera l'entretien, Norbert Coulon. Les navettes hippomobiles mettront une vingtaine de minutes à rejoindre le Mont, contre 10 pour les soeurs automobiles.
Où à voiture ?
Les navettes automobiles, le "Passeur", seront construites par l'allemand Contrac sur la base des navettes d'aéroport avec une vitesse limitée à 30 km/h, des baies vitrées pour profiter de la vue et elles seront réversibles (postes de conduite à l'avant et à l'arrière). Les navettes circuleront sur l'actuelle digue-route jusqu'à la construction de la passerelle qui viendra en remplacement vers fin 2013, début 2014.
Les véhicules des particuliers seront garés sur un nouveau parking "continental" situé à 900 mètres du départ des navettes. Actuellement en construction, il aura 4.150 places sur 40 hectares, "à peu près le même nombre de places que le parking maritime d'aujourd'hui", assure François-Xavier de Beaulaincourt. Ces aménagements font partie du vaste projet destiné à rendre son insularité au célèbre site touristique classé par l'Unesco.