La décision de l'Union européenne d'imposer une "taxe CO2" pour lutter contre le réchauffement climatique est restée en travers de la gorge des compagnies aériennes européennes. Cet accord va en effet imposer des quotas d'émissions de CO2 à toutes les compagnies aériennes étrangères et européennes à partir de 2012 qui devront payer 15 % de ces droits de polluer à partir de 2013. Cette contribution financière, qui est évaluée à 4,8 milliards d'euros par an, arrive dans un contexte difficile puisque le prix du kérosène augmente continuellement.
Cet accord pourrait nuire à l'Union Européenne : "Les compagnies étrangères vont tout faire pour éviter l'Union européenne quand cela leur sera possible. Par exemple, les compagnies qui relient New York à Hong Kong transiteront par Dubaï plutôt que par Francfort. Les aéroports européens risquent de souffrir" a déclaré à l'AFP Françoise Humbert, porte-parole de l'Association des compagnies aériennes européennes. Concernant le coût de cette mesure pour les passagers, le mystère plane toujours.
Les émissions de
CO2 des avions devront être limitées en 2012 sur le territoire européen à 97 % de leur niveau de 2005 puis à 95 % de ce niveau sur la période 2013-2020. Le transport aérien contribue à hauteur de 3 % aux émissions de gaz à
effet de serre.