Le bilan carbone d'une ligne de TGV, qui prend en compte son exploitation mais aussi sa construction, démontre qu'il s'agit d'un investissement largement "rentable" en termes d'émissions de CO2.
L'empreinte carbone rentable après douze ans
Selon le premier "Bilan carbone ferroviaire global", l'empreinte carbone d'une ligne TGV devient nulle à partir de sa 12e année d'exploitation et "rentable" au-delà.
L'étude a été réalisée sur la Ligne grande vitesse Rhin-Rhône (140 kilomètres entre Dijon et Mulhouse), actuellement en construction, qui doit être mise en service en décembre 2011.
Elle montre que, sur un cycle de 30 ans, cette nouvelle infrastructure devrait permettre d'éviter, grâce au report de la voiture et de l'avion vers le train, l'émission de près de 4 millions de tonnes équivalent CO2. En prenant en compte l'ensemble du cycle (conception, construction, exploitation, maintenance) et un périmètre d'étude large (construction de nouvelles gares...), cette étude va au-delà des calculs classiques sur les avantages environnementaux du train, qui se bornent souvent aux émissions liées à l'énergie consommée lors du transport.
"Cette étude confirme clairement l'intérêt du TGV pour les trajets inter-urbains" explique Virginie Schwarz, directrice Energie, air et bruit, au sein de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie. "Elle montre par ailleurs que, dans les débats sur le ferroviaire, qu'il faut qu'on regarde de plus près la partie amont (conception et construction), qui représente, sur 30 ans, 43% des émissions totales, contre 57% pour l'exploitation et la maintenance" ajoute-t-elle.
Le saviez-vous ?
La France compte 1.850 kilomètres de lignes à grande vitesse (LGV). La loi Grenelle de l'environnement prévoit 2.000 kilomètres de LGV supplémentaires à l'horizon 2020 répartis en une dizaine de projets.
Ce premier "Bilan carbone ferroviaire global" a été réalisé par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, la SNCF et RFF.