Selon le constructeur allemand Daimler, une voiture à pile à combustible propulsée à l'hydrogène pourrait être commercialisée d'ici 2015. Daimler serait en effet sur le point de surmonter l'un des principaux obstacles à la production en série de ces véhicules : l'utilisation d'environ 60 grammes de platine, un métal précieux et très coûteux, par moteur. Le constructeur a déjà réussi à réduire cette quantité de platine, et espère arriver à ne pas en utiliser plus par véhicule que dans un pot catalytique, soit environ 10 grammes.
Une technologie jugée peu polluante
Les véhicules à pile à combustible sont considérés comme peu polluants puisqu'ils ne rejettent que de l'eau et de la chaleur. Ils sont alimentés par un dispositif fonctionnant sur le principe d'une électrolyse inversée. De l'électricité est générée en faisant passer dans un circuit des électrons extirpés d'atomes d'hydrogène.
Puis ces derniers sont ensuite combinés avec l'oxygène de l'air pour créer de l'eau. Leur développement se heurte toutefois à l'absence d'un large réseau de distribution d'hydrogène. "Le prix d'un tel véhicule sera aux environs de celui d'un diesel hybride" déclare Herbert Kohler.
Cette technologie est en concurrence avec les hybrides (double motorisation à essence et électricité) et le tout-électrique,
Le saviez-vous ?
En septembre, les constructeurs Daimler, Toyota, Renault/Nissan, Ford, General Motors, Honda, Hyundai et Kia ont signé un accord pour encourager l'entrée sur le marché des véhicules à pile à combustible, et le développement d'une infrastructure pour distribuer de l'hydrogène, d'abord en Allemagne puis aux Etats Unis, au Japon et en Corée du Sud.
Le premier constructeur d'automobiles mondial, le japonais Toyota, envisage également de lancer à l'horizon 2015 un modèle commercial.