Le président des Etats-Unis, Barack Obama, doit aujourd'hui annoncé des normes plus strictes, et pour la première fois communes à tous les Etats-Unis, en matière d'émissions de gaz carbonique par les automobiles et de consommation de carburant, affirment des responsables qui souhaitent rester anonymes.
L'établissement de ces nouveaux critères coïncide avec l'effort mené par les amis démocrates de M. Obama pour faire adopter par le Congrès une nouvelle législation contre le réchauffement climatique.

Quelles nouvelles normes ?
Ces nouvelles normes, qui devraient s'appliquer à partir de 2012, feront passer d'ici à 2016 la consommation moyenne autorisée de la flotte à 35,5 miles parcourus avec un gallon d'essence (15,44 kilomètres avec un litre). C'est quatre années plus tôt qu'actuellement imposé par la loi américaine.
Pour les derniers modèles de 2009, la consommation moyenne du parc américain est de... 25 miles au gallon.
Les voitures reviendront plus chères à l'acquisition, jusqu'à 600 dollars en plus par véhicule. Mais, justifie le responsable, les automobilistes devraient compenser cette dépense en achetant moins de carburant.
Quels objectifs ?
Selon ce responsable, ce nouveau programme doit permettre d'économiser 1,8 milliard de barils de pétrole et de réduire les émissions de gaz à effet de serre de... 900 millions de tonnes.
Pour se donner une idée, cela revient à retirer des routes 177 millions de voitures ou à fermer... 194 centrales au charbon.
Cette initiative est censée harmoniser un patchwork de réglementations, et mettre ainsi fin à la longue bataille juridique menée par l'industrie automobile contre les normes imposées par l'Etat de Californie, qui limitent sévèrement les émissions.
Réactions
Cette mesure aurait bénéficié d'un large consensus au sein de la classe politique.
Carl Pope, de l'organisation de défense de l'environnement Sierra Club, ces mesures annoncées par M. Obama "représentent l'un des efforts les plus importants jamais entrepris par un président pour mettre fin à notre dépendance pathologique au pétrole et pour sérieusement réduire nos émissions".