L'agglomération de Strasbourg s'est lancée lundi (26 avril) dans une expérience inédite en Europe. Une centaine de voitures hybrides rechargeables (VHR), associant propulsion à essence et moteur électrique rechargeable sur une simple prise de courant, ont en effet été mises en circulation et vont être testées pendant trois ans, ainsi que l'infrastructure nécessaire pour les recharger.
Qui aura l'honneur de tester ces véhicules d'un nouveau genre ?
Le groupe japonais Toyota, constructeur de ce nouveau modèle de Prius non encore commercialisé, et l'électricien EDF, concepteur du réseau de bornes de recharge, ont présenté ces voitures d'un nouveau genre, qui vont équiper les agents de la municipalité, mais aussi les salariés de La Poste, de plusieurs entreprises privées ou une société d'auto-partage.
Il y a les voitures mais il faut aussi que l'infrastructure suive
La capitale alsacienne et sa banlieue allemande se sont donc dotées d'un réseau d'environ 150 points de charge, qui ont été notamment installés sur les parkings des entreprises utilisatrices, au domicile des salariés mais aussi sur la voie publique. Ces voitures sont équipées d'un dispositif qui enregistre certaines données : moment et fréquence des recharges, autonomie réelle des batteries électriques...
Y a-t-il vraiment une différence entre la "prius" classique et celle testée à Strasbourg ?
Contrairement à la "Prius" classique, dont les batteries ne se rechargent que lorsque le véhicule roule en mode "essence", la Prius testée à Strasbourg peut se recharger en 1h30 sur une borne dédiée ou une simple prise électrique. Son autonomie en mode uniquement électrique (et totalement silencieux) est alors d'une vingtaine de kilomètres. Or, "on estime que 75 % des trajets quotidiens font moins de 20 kilomètres" rappelle Gerald Killmann, de Toyota Europe.
Quel est le bilan carbone de la Prius rechargeable ?
Lorsque la batterie est vide, ou que la voiture dépasse les 100 km/h, le moteur à essence prend le relais, et le véhicule fonctionne alors en mode hybride. Au total, la Prius rechargeable, dont le prix de vente futur reste inconnu, affiche un bilan carbone moyen de 59 g de CO2 émis au kilomètre. C'est moins de la moitié des émissions moyennes des véhicules neufs vendus en France en 2009.