Pour ceux qui ne peuvent pas se passer de montres, et qui se sentent impliqués par la lutte contre la pollution, il existe... une « montre verte ». Non pas parce que l'objet est de couleur verte, mais bien parce qu'il possède une dimension écologique.
Quel est le but de la « montre verte » ? Il s'agit de permettre à chacun de mesurer la pollution de l'air, mais la pollution sonore (le bruit ambiant), afin de déterminer la qualité de l'environnement en un lieu précis.
Les données recueillies peuvent ensuite être transmises à une plateforme internet, répondant au doux nom de City Pulse, qui va stocker en temps réel les informations recueillies par les « montres vertes », en les synthétisant sous forme de cartes accessibles par tous les internautes. Ce système est donc complémentaire des stations de surveillance de qualité de l'air Airparif (qui restent beaucoup plus précises).
Les plus sceptiques s'exclameront alors : cette « montre verte » va permettre d'indiquer la position exacte de l'individu qui la porte et l'utilise ! Mais, rassure Daniel Kaplan, de la Fing (Fondation internet nouvelle génération), à l'origine de ce projet, « il n'est pas question de résoudre une question d'environnement en créant un problème de vie privée ». C'est pourquoi la Fing cherche à rendre les données anonymes, et à n'afficher que des points de mesure, et non pas des itinéraires.
Dernière précision : cette montre donne bien l'heure !