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 Conseils pour concilier le tourisme et l'écologie

Après le commerce équitable, il y a donc le tourisme responsable ou éco-tourisme qui permet de passer d'agréables vacances tout en n'oubliant pas les populations locales qui vivent dans ces pays parfois en voie de développement. Il faut donc adopter certaines règles.

Bouteilles
Préférons une gourde aux bouteilles en plastique.

Ne consommons pas trop d'eau. L'eau est une ressource rare voire inexistante dans certains pays en voie de développement.



N'utilisons ni savon, ni dentifrice, ni gel douche. Ces produits polluent les cours d'eau.

Optons plutôt pour une douche (comme dans les mégapoles dites civilisées).


Evitons d'utiliser la climatisation qui participe au réchauffement climatique.

Piles et pollution
N'emportons pas des piles ! Par exemple, les piles au mercure jetées dans la nature pollue 1 m3 de terre et 1 000 m3 d'eau pendant cinquante ans. Si nous ne pouvons pas nous en passer, il faut les ramener ou faire en sorte qu'elles soient rechargeables.
Investissons plutôt dans une lampe de poche à dynamo, un chargeur à l'énergie solaire.


Laissons la voiture au... garage et préférons-lui le vélo ou la marche à pied.

Documentons-nous sur la culture et renseignons-nous sur les traditions du pays visité et sur son milieu naturel.

Respectons la population visitée, prenons connaissance des usages locaux et des codes vestimentaires à respecter.

L'île de Toyako au JaponRespectons la nature et surtout les zones dites protégées ! Tous les élements de la faune et de la flore ne font qu'un et jouent un rôle important dans l'équilibre de la nature. Il ne faut surtout pas bouleverser cet équilibre en détruisant notamment l'habitat naturel des espèces ou encore en nourrissant ou en stressant les animaux.

Plante verte
Ne cueillons pas les plantes et/ou les fleurs des zones naturelles, ne prélevons pas des roches, des coquillages ou encore des champignons.



N'utilisons pas les produits chimiques en aérosols et optons plutôt pour des produits locaux comme l'essence de citronnelle, l'encens en spirale et la moustiquaire...

L'artisanat

Achetons nos souvenirs dans un village typique et préférons les petits boutiques et/ou les petits restaurants.  

Ne favorisons pas le commerce des peaux, des fourrures, de l'ivoire, des écailles de tortue et de plantes exotiques. Certaines espèces animales et végétales sont parfois menacées ou invasives.

Dégustons des produits locaux.



Ne nous écartons pas des chemins balisés pour ne pas piétiner la végétation fragile et parfois rare.

Evitons le camping sauvage pour ne pas polluer notamment les cours d'eau.

En cas de camping ou de trekking, n'utilisons pas de détergent pour laver nos ustensibles mais plutôt du sable ou de la neige.

Nouvelle-CalédonieRespectons la mer qui fait partie des écosystèmes les plus menacés. Même si les pages françaises sont de plus en plus propres, certains touristes n'ont cure de l'écologie et n'ont aucuns remords à abandonner sur le sable les mégots, les flacons de crème solaire ou encore les sacs plastiques...  La présence de tous ces déchets oblige certaines communes à utiliser des tracteurs pour tamiser le sable mais il faut savoir que le passage de ces engins encombrants est nuisible pour les écosystèmes présents sur les plages et dans les dunes. En effet, les grandes herbes, qui ondoient sur le sable, jouent un rôle primordial car elles permettent de fixer la dune. 

Passionné(e) de plongée ? Quoi qu'il en soit, privilégions les centres de plongée responsable. Certains oeuvrent pour le retraitement des déchets et des eaux usées et s'investissent dans le développement local. Dans des eaux tropicales, il faut prendre garde à ne pas abîmer les zones coralliennes très fragiles, ne pas y touchez pas et ne ramassez  pas les coraux.

Ne jetons pas nos détritus dans la mer quand nous nous trouvons sur un bateau car certains (à moteur) sont déjà polluants.
Poissons

Ne nourrissons pas les poissons car nous risquons de déséquilibrer l'écosystème.



Boycottons les activités motorisées trop bruyantes et polluantes.

Ne sortons pas des sentiers battus lorsque nous pratiquons par exemple du VTT. Ce sport...écolo ne l'est plus quand nous empiétons sur les plates-bandes de la faune et de la flore.

TF1/LCI : Entraînement de golf
Ne jouons pas au golf en terre exotique ! Ces contrées manquent souvent d'eau et l'arrosage d'un seul terrain équivaut à la consommation d'eau de 60 000 locaux.



DéchetsJetons les déchets dans les endroits prévus et n'emportons pas trop d'emballages! Les infrastructures pour recueillir les déchets, les trier et les recycler sont souvent inexistantes. Pourtant une bonne gestion des déchets est primordiale pour ne pas dégrader les milieux naturels. Il faut donc déposer  les détritus dans des poubelles disponibles sur le site visité ou les ramener avec nous. Tous ces déchets, y compris les mégots de cigarettes qui mettent plusieurs mois avant de se décompenser et qui provoquent parfois des incendies, doivent finir dans des sacs poubelle. Ces derniers devront être jetés dans les villes. Chaque année, les déchets en plastique provoquent la mort d'un million d'oiseaux, de dizaines de mammifères et d'un grand nombre de poissons. Le saviez-vous ? Un bon éco-touriste n'utilise que des produits biodégradables et non polluants.

Munissons-nous de savons et de lessives bio-dégradables pour ne pas polluer les eaux et ne pas nuire à la photosynthèse des végétaux marins.

Un feu de camp

N'abusons pas du...feu ! Si la loi l'autorise, il est parfois possible de faire un petit feu pour se chauffer ou faire à manger. Mais il faut utiliser le bois mis à la disposition des campeurs. Avant notre départ, nous devons nous assurer que le feu soit complètement éteint.




Avant de tourner la page des petits conseils à adopter partout dans le monde, il me vient une question : Que faire des déjections humaines ? Nous ne pouvons pas y échapper ! Faire ses besoins dans la nature, ce n'est pas vraiment écologique ! Les excréments trop nombreux peuvent contaminer les cours d'eau et favoriser la transmission de diverses maladies comme la typhoïde, l'hépatite ou les parasites intestinaux...
...Si nous ne pouvons pas faire autrement, il y a quand même une petite astuce : faisons nos besoins à au moins 100 mètres des sources d'eau et emportons une pelle pour enfouir les excréments pour éviter toute pollution. 

Bref, il faut que nous changions notre comportement et que nous nous adaptions tout simplement sinon restons chez nous. 


 


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