| LE PETROLE, SON ORIGINE ! |
Le
pétrole s'est formé sous la surface de la Terre à la suite de la décomposition d'organismes marins. Il y a plusieurs millions d'années, d'innombrables végétaux, micro-organismes et espèces planctoniques, vivaient dans les océans. Lorsque les générations successives mouraient, leurs restes se déposaient au fond des océans. Pendant des millions d'années, ils s'accumulaient et se mélangeaient à la boue et au limon, pour former des couches de sédiments riches en matières organiques, le kérogène.
L'accumulation continue de sédiments enfouit ces couches organiques à de grandes profondeurs ; sous l'effet de la compression, celles-ci se sont transformées en roches qui sont devenues des réservoirs de
pétrole. Les roches contenant la matière première du
pétrole sont appelées «roches mères». L'épaisseur de ces couches sédimentaires augmentant, la température s'est élevée, entraînant une transformation des matières organiques d'origine en substances plus simples, les hydrocarbures, composés de carbone et d'hydrogène.
| LA GENESE DU PETROLE SE DECOMPOSE EN 7 ETAPES |
La première est la formation de la roche mère, strate qui mêle des restes de micro-organismes et de végétaux. Cette boue sédimentaire est enfouie jusqu'à trois kilomètres de profondeur où elle se transforme après plusieurs étapes en
pétrole, eau et gaz. Sous la pression des gaz, le
pétrole est expulsé de la roche mère (migration), jusqu'à ce qu'il rencontre une roche réservoir, puis une roche couverture imperméable, où il sera piégé et préservé. C'est cette succession d'étapes ordonnées qui produit un «système pétrolier», chacune étant indispensable pour obtenir un gisement exploitable.
| LES RESERVES DE PETROLE SONT-ELLES EXTENSIBLES ? |
 |
Les réserves réelles de pétrole sont difficiles à estimer car les compagnies pétrolières et les pays producteurs ont souvent tendance à surévaluer les réserves pour des raisons politiques ou économiques. Pour certains spécialistes, l'épuisement des réserves de pétrole est inéluctable mais pas dans l'immédiat. Au niveau mondial, les puits ne devraient se tarir avant plusieurs d'années. Avant cet épuisement, une autre menace pèse : une pénurie car l'offre ne devrait pas être captable de répondre à la demande toujours croissante.
Les réserves du Moyen Orient et celles du reste du monde sont disproportionnées. Les pays de l'OPEP (majoritairement dans cette région du monde) recouvrent 78% des réserves mondiales de pétrole brut prouvées.
Il est aussi difficile de savoir si de nouveaux gisements de pétrole seront découverts dans le futur. Certaines zones n'ont pas vraiment été explorées. D'un autre côté, des gisements actuellement exploités contiennent du pétrole que les professionnels n'ont pas encore extrait.
Il faut distinguer le pétrole conventionnel (exploité actuellement) et le pétrole non-conventionnel (pétrole qui pourrait être exploité dans le futur si on disposait des technologies adaptées). Un exemple flagrant : les gisements dans les grands fonds marins étaient considérés comme inexploitables alors qu'aujourd'hui les plate-formes off-shore sont rentables.