Le coup de peinture verte est décidément un argument... aux Etats-Unis plus qu'ailleurs semble t-il.
Lancée cet été à grand renfort de star system, la campagne intitulée 'Green our Vaccines', est un mouvement de protestation contre le calendrier vaccinal des enfants.
L'argument principal étant : too many, too soon ! (trop, et trop tôt !).
Bon, certes la vaccination est un vaste débat ouvert dans nos pays développés d'où des maladies aussi graves que la variole ont été depuis longtemps éradiquées grâce... aux vaccins. Mais force est de constater que s'il existe des risques avec les vaccins, ceux-ci sauvent plus de vies qu'ils n'en tuent dans le monde.
Alors on est en droit de s'interroger sur la confusion des genres. Car en quoi serait-il "écolo", "vert", "éco-friendly" ou "bio-respect" de faire prendre des risques aux autres ? On considère en effet que 30% de la population peut vivre sans être vaccinée mais ces 30% doivent leur survie au fait que les autres se vaccinent.
Etrange que personne n'ait rappelé à Jim Carrey avant de parrainer cette campagne, que la rougeole reste une des premières causes de mortalité en Afrique .... Et puis, dans nos pays développés on est maintenant très préservé sauf pour cette nouvelle épidémie : le SIDA. Alors, Jim Carrey refuserait un vaccin anti-sida s'il existait ? Vraiment pas sur .
Jim, la vie c'est pas que du cinéma !
Juliette Barthaux - Ushuaïa TV