12 octobre 2009 -
14h10 :
Faim dans le monde: qui peut changer la donne ?
[ CONSO ]

La faim dans le monde affecte 1,2 milliard de personnes. Alors que s'ouvre la semaine mondiale de l'alimentaire, une question se pose : qui peut changer la donne ? "La convergence des crises alimentaire, économique et climatique est un phénomène qui ne doit pas être ignoré" souligne le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre solidaire). "La responsabilité de changer la donne incombe à l'Union européenne et aux Etats-Unis" poursuivent les intéressés.

La faim dans le mondeUne personne sur six souffre de faim chronique dans le monde  

"Même si ces chiffres sont aberrants, ils ne sont jamais mentionnés lorsqu'il est fait état de la crise économique mondiale. Si les émeutes de la faim ne font plus la une des médias, la situation reste dramatique dans les pays en développement, où les prix à la consommation des denrées de base restent très élevés" déclare Guy Aurenche, président du Comité catholique contre la faim et pour le développement. 

Ne pas manquer l'échéance du Sommet mondial sur la sécurité alimentaire

"La communauté internationale a raté de nombreuses occasions de s'engager dans une voie responsable pour faire face à l'enjeu alimentaire mondial : elle ne doit pas manquer l'échéance du Sommet mondial sur la sécurité alimentaire du 16 au 18 novembre prochain à Rome" ajoute-t-il. "Les politiques agricoles, commerciales, énergétiques et de coopération devront être profondément remises en cause, repensées, réorientées" et "considérées sous l'angle du droit à l'alimentation".

La faim dans le mondeDes organisations demandent notamment à l'Union européenne et aux Etats-Unis de :

  • créer un partenariat mondial pour l'agriculture et la sécurité alimentaire, suggéré par la France
  • d'augmenter l'aide à l'agriculture vivrière
  • de promouvoir le respect de l'environnement, l'accès des petits producteurs à des terres fertiles et à l'eau ainsi que leur droit à la conservation des semences.

Pour ces organisations, l'Union Européenne et Washington doivent également "prendre les mesures nécessaires pour limiter la volatilité des marchés, notamment en favorisant la création de stocks et la régulation de la spéculation sur les matières premières" et "ouvrir une nouvelle voie commerciale" qui impliquerait par exemple la suppression des subventions à l'exportation "qui dénaturent le commerce" en permettant aux multinationales de l'agro-alimentaire "d'avoir la mainmise sur les marchés mondiaux".


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