La présidente d'Areva, Anne Lauvergeon, a affirmé jeudi (17 septembre) que le réacteur nucléaire de 3e génération EPR était une "boîte d'acier et de béton" qui "résiste à peu près à tout". "Quoi qu'il se passe à l'extérieur, il n'y aura pas d'impact à l'intérieur, même si ça reçoit un avion commercial, même si ça reçoit un missile". "La seule chose à laquelle ça ne résiste pas, c'est une bombe nucléaire", a-t-elle ajouté.
Lancé en 1992 au lendemain de l'accident de Tchernobyl, l'EPR (Evolutionary Pressurized water Reactor) a été développé par le français Areva et l'allemand Siemens. Sa sécurité a été renforcée par la mise en place d'une coque de protection en béton.
Le porte-parole du réseau Sortir du nucléaire, Stéphane Lhomme, avait à deux reprises été placé en garde à vue en 2006 et 2008, pour avoir rendu public un document confidentiel défense qui, selon lui, faisait état de la "vulnérabilité de la future centrale nucléaire EPR en cas de crash d'avion suicide".
L'enquête a été classée sans suite par le parquet antiterroriste en août 2009.