Les ministres de l'Environnement de l'Union européenne ont récemment approuvé un texte qui vise à réduire les émissions de composés azotés et soufrés, de particules de poussières, d'amiante et de métaux lourds appartenant aux "grandes installations de combustion" : les centrales électriques, les raffineries de pétrole et les hauts fourneaux de la métallurgie.
Les nouvelles installations devront se mettre aux normes des meilleures techniques disponibles en 2016 et respecter les limites de pollutions autorisées au niveau national. Quant aux installations existantes et parfois vieillissantes, elles ont obtenu un délai : fin de l'année 2020.
Ce texte, permettant la réduction des pollutions industrielles dans l'air et l'eau, doit encore obtenir l'approbation du Parlement européen. "Il va falloir encore au moins six mois pour parvenir à un accord" a dit un fonctionnaire européen.
Ce texte n'inclut pas les émissions de CO2
Les rejets de dioxyde de carbone (CO2), qui est pourtant le produit le plus polluant de la planète, ne sont pas concernés.
Cette nouvelle législation ne servira pas à combattre le réchauffement du climat mais à améliorer la qualité de l'air, de l'eau et des sols. Selon certains scientifiques, les composantes soufrées et azotées atténuent le réchauffement et leur disparition augmenterait les températures de 2,5°C.