Près de 3.000 hectares de forêt sont déjà partis en fumée en Nouvelle-Calédonie, qui s'apprête à vivre un été chaud et sec selon Météo France. Il faut indiquer que ce petit paradis terrestre souffre aussi de déficits pluviométriques, en raison du phénomène El Nino.
"Tous les indicateurs sont au rouge. On craint une saison très dure avec de graves conséquences environnementales et le risque qu'elles soient aussi humaines" a déclaré Gwendal Cambon, président de l'Union des sapeurs pompiers de cette île.
Quelles sont les parties les plus touchées ?
Le nord et l'est de la Grande terre sont particulièrement touchés par les feux. La plupart du temps, ces incendies sont déclenchés à la suite d'écobuages mal maîtrisés mais aussi par malveillance.
En dépit des averses et d'une légère baisse des températures, 265 hectares ont été détruits la semaine dernière notamment sur les communes de Touho, Hienghène et Poindimié. "Nous sortons de deux années où il y a eu des précipitations importantes et donc une croissance de la végétation qui constitue aujourd'hui autant de combustibles potentiels" a expliqué Hubert Géraux, responsable du WWF en Nouvelle-Calédonie (Fonds mondial pour la nature).
Plus jamais ça !
La Nouvelle-Calédonie ne veut pas revivre les incendies dramatiques survenus au cours de l'été 2005 et a décidé de revoir ses moyens de lutte contre les incendies, mais beaucoup reste encore à faire.
"Nous sommes toujours dans un système communal avec 15 centres de secours pour 33 communes. On a 15 ans de retard par rapport à la Métropole" a déclaré Gwendal Cambon. La création d'un EPIS (Etablissement public d'incendie et de secours) est en cours et l'archipel possède désormais cinq hélicoptères bombardiers d'eau.
Tous les ans, des dizaines de milliers d'hectares sont consumés en Nouvelle-Calédonie, pourtant haut lieu de la biodiversité planétaire.