L'arbre-carquois, qui est une espèce endémique du désert de Namibie, souffre de la montée des températures dans cette région aride. Ces aloès géants sont connus sous le nom de Kokerboom ("carquois" et "arbre" en Afrikaans).
Adaptés au climat sec de la Namibie et du nord-est de l'Afrique du Sud, ces arbres peuvent normalement vivre jusqu'à 300 ans mais le réchauffement climatique est passé par là
Un arbre soumis à rude épreuve !
Depuis 2001, trop de Kokerboom ont été retrouvés morts dans le désert namibien. Déjà protégé par la Convention sur le commerce international des espèces en danger, l'arbre-carquois vient d'être placé sur la liste des 10 espèces les plus affectées par le changement climatique, comme le beluga ou le manchot empereur. Les températures ont, selon un rapport gouvernemental de 2008, déjà augmenté de 1,2°C en un siècle en Namibie, qui est par conséquent devenu le pays le plus aride d'Afrique sub-saharienne.
La facture du réchauffement salée
Les modifications climatiques ont été rendues responsables d'inondations destructrices dans le nord du pays en 2008 et 2009 et de l'aggravation de la sécheresse ailleurs.
"La Namibie a besoin de 153 millions d'euros pour les destructions engendrées par les inondations et de 341 millions d'euros pour des projets de prévention à long-terme, comme la construction de maisons et d'infrastructures plus solides" a reconnu le Premier ministre namibien, Nahas Angula.
Les dérèglements du climat vont pénaliser l'économie de ce pays au cours des prochaines décennies puisque les ressources naturelles, la pêche, l'agriculture vont aussi en souffrir.