La pollution aux PCB, notamment dans le Rhône, s'est étendue et a contaminé de nombreux cours d'eau en raison du laxisme et du manque de réactivité des pouvoirs publics. Ces derniers avaient pourtant été avertis des dangers au cours des années 1980. Les polychlorobiphényles (PCB) sont interdits à la vente en France depuis 1987 mais ils furent longtemps considérés comme un remède miracle aux vertus isolantes. Après des examens poussés, les PCB sont aujourd'hui connus pour entraîner des troubles hépatiques et cutanés et peut-être des cancers.
Le député UMP du Rhône, Philippe Meunier, a fait savoir : "La réaction des pouvoirs publics a tardé. Le problème majeur a été l'organisation administrative inadaptée. Après la directive européenne de 1985 généralisant l'interdiction des
PCB, la France a traîné à mettre en oeuvre celle de 1996 prévoyant un plan de décontamination et a d'ailleurs été condamnée pour ce manquement en 2002. Je souhaite un nouvel inventaire des
pollutions car le précédent à été bâclé. La France doit profiter de sa présidence européenne pour faire évoluer la réglementation communautaire sur la recherche des
PCB dans les produits destinés à l'alimentation".
Les
PCB, dont leur toxicité est connu depuis les années 1930, ont contaminé l'ensemble de la
planète et se retrouvent désormais dans les cours d'
eau, l'air, les sédiments, la
neige ou encore les sols.
Il faut savoir aussi que ces polluants organiques persistants s'attaquent aux tissus graisseux des êtres vivants et font peser une grave menace chez les femmes et les enfants. Il faut donc renforcer l'information, effectuer un suivi des personnes exposées, poursuivre les travaux scientifiques et les études d'imprégnation de l'
environnement.