Au Brésil, des employeurs peu scrupuleux continuent de se sucrer sur le dos de milliers de personnes, qui travaillent dans des conditions abominables voire parfois inhumaines dans des champs de canne à sucre. Cette plante, qui fait partie de la famille des graminacées, permet notamment de fabriquer des biocarburants. Les biocarburants, qui réduisent les ouvriers à l'état d'esclavage, sont aussi coupables de provoquer des dégâts dans l'environnement et d'empiéter sur des terres destinées à l'agriculture vivrière. Une nouvelle ombre au tableau.
Une nouvelle ombre sur les biocarburants
Les biocarburants sont une nouvelle fois montrés du doigt alors que la première Conférence mondiale sur les biocarburants se tient actuellement à Sao Paulo. Il y a quelques mois, Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations Unies, n'avait pas mâché ses mots : "La fabrication de biocarburants est aujourd'hui un crime contre l'humanité"
Les chiffres font l'effet d'une bombe !
Au 21ème siècle, les coupeurs de cannes à sucre travaillent par exemple jusqu'à épuisement à cause de la pression de l'offre et de la demande. La nourriture et l'eau sont parfois rares. "Environ 7.000 personnes ont été libérées par l'inspection du travail entre janvier 2003 et octobre 2008" indique l'Eglise catholique, qui constate toutefois la forte augmentation des cas de travail forcé enregistrés dans le secteur de l'éthanol et du sucre. Le nombre de ces travailleurs libérés est passé de 1.605 sur une période de trois ans (2003 à 2006) à 3.060 en 2007 et à 2.114 pour les dix premiers mois de 2008.