02 juillet 2009 -
15h37 :
Cancer et environnement : quels liens ?
[ SANTE - CANCER ]

L'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) publie jeudi un avis sur les liens entre cancers et environnement, se fondant sur un rapport, publié en octobre dernier, par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).
 
Ce premier rapport de l'Inserm soulignait le rôle avéré ou suspecté de nombre de facteurs environnementaux (tabac, radon, particules, amiante, benzène, formol...) dans le développement de cancers. Mais ce texte a été considéré comme « trop prudent » par les associations.


 l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail
Avis de l'Afsset : quelles nouveautés ?

 La génétique et le vieillissement jouent un certain rôle dans l'apparition de cancers, mais « la part de l'environnement est majeure », explique le Pr Gérard Lasfargues, chef du département d'expertises de l'Agence, tout en reconnaissant qu' « il y a beaucoup de trous dans les connaissances sur les mélanges et les données d'exposition à long terme ».

L'Afsset, grâce à des auditions de personnalités ou d'associations, a approfondi ces résultats. Il ressort, selon l'Agence, qu'une approche uniquement fondée sur les propriétés cancérogènes particulières de chaque produit, ne suffit pas. Pour une bonne évaluation des risques, il faut croiser toutes les disciplines, telles que « toxicologie, étude des expositions et sciences humaines et sociales ».

L'Afsset insiste sur l'impact des multi-expositions, même à faibles doses (par exemple, amiante plus tabac). Elles peuvent survenir « à des moments et en des lieux différents ».

 
Quelles solutions ?Le cancer
 
Pour l'Afsset, il faut :

  • réduire la pollution : celle par les particules fines PM 2,5 (inférieures à 2,5 microns) émises par le trafic routier et par les zones industrielles et urbaines, celle par les agents cancérogènes (amiante, radon, formol, benzène, etc) dans l'air intérieur, celle par les pesticides dans les eaux, par des émissions issues des sols telles que radon, amiante, plomb...
  •  « renforcer la substitution et la suppression des agents cancérogènes » en milieu professionnel
  • « promouvoir l'application positive du principe de précaution »: aux industriels de faire la preuve de l'innocuité de leurs produits. Le directeur général de l'Afsset cite l'exemple du dichlorométhane, qui n'est pas classé cancérigène, et dont 11.000 tonnes sont utilisées par an, pour des matières plastiques, des parfums... "On attend d'être sûr des effets ou on agit aujourd'hui ?", interroge-t-il.
 
 
 
 
 
 
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