 | L'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) publie jeudi un avis sur les liens entre cancers et environnement, se fondant sur un rapport, publié en octobre dernier, par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Ce premier rapport de l'Inserm soulignait le rôle avéré ou suspecté de nombre de facteurs environnementaux (tabac, radon, particules, amiante, benzène, formol...) dans le développement de cancers. Mais ce texte a été considéré comme « trop prudent » par les associations.
 Avis de l'Afsset : quelles nouveautés ?
La génétique et le vieillissement jouent un certain rôle dans l'apparition de cancers, mais « la part de l'environnement est majeure », explique le Pr Gérard Lasfargues, chef du département d'expertises de l'Agence, tout en reconnaissant qu' « il y a beaucoup de trous dans les connaissances sur les mélanges et les données d'exposition à long terme ».
L'Afsset, grâce à des auditions de personnalités ou d'associations, a approfondi ces résultats. Il ressort, selon l'Agence, qu'une approche uniquement fondée sur les propriétés cancérogènes particulières de chaque produit, ne suffit pas. Pour une bonne évaluation des risques, il faut croiser toutes les disciplines, telles que « toxicologie, étude des expositions et sciences humaines et sociales ».
L'Afsset insiste sur l'impact des multi-expositions, même à faibles doses (par exemple, amiante plus tabac). Elles peuvent survenir « à des moments et en des lieux différents ».
Quelles solutions ? Pour l'Afsset, il faut : |  |