Les professionnels de la santé de plus de 120 pays ont réclamé mercredi à Barcelone un accord ambitieux au sommet de Copenhague contre le changement climatique en raison de ses conséquences à venir sur l'état de santé de la population mondiale.
Les représentants des principales organisations de médecins, d'infirmiers et de la santé publique ont signé symboliquement "l'ordonnance pour une planète malade" préconisant une forte réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et une transition vers les énergies propres.
Ils ont aussi demandé que le financement des secteurs de la santé soit pris en compte dans les politiques d'adaptation des pays en développement à un climat dégradé.
Une ordonnance pour la planète !
Pas de population « en bonne santé sur une planète malade »
"Il est impossible d'avoir une population en bonne santé sur une planète malade", a estimé Josh Karliner, de l'association américaine "Health Care without harm", en appelant les ministres de la Santé à s'engager dans la négociation d'un nouvel accord climatique mondial, en décembre à Copenhague.
Le Dr Roberto Bellini, expert de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour le climat, a fait valoir qu'une politique active contre le changement climatique bénéficierait simultanément à la santé publique, en réduisant par exemple les niveaux de pollution atmosphérique liés aux transports.
"Si vous consommez moins de viande rouge (dont la production émet beaucoup de CO2 et de méthane), ou roulez moins en voiture, c'est bon pour votre santé et pour la planète", a-t-il rappelé.
Les vecteurs des maladies aiment la chaleur
Le choléra, le paludisme, la dengue...
Selon l'OMS, un climat plus chaud et plus instable favoriserait l'expansion des maladies liées à l'eau contaminée et de certaines maladies tropicales, il compromettrait les productions agricoles dans les pays les moins développés et augmenterait l'exposition des populations aux catastrophes naturelles.
"Les principaux tueurs comme le choléra, le paludisme, la dengue et d'autres sont particulièrement sensibles au climat", rappelle l'OMS. Les dernières négociations multilatérales sur le climat avant Copenhague ont lieu jusqu'à vendredi à Barcelone.